• Relations interpersonnelles : et si Aristote avait raison

    par  • 11/12/2014 • Leadership, Ressources humaines • 0 Commentaires

    Aujourd’hui, l’un des mots-clés des entreprises et des organisations, c’est « mobilisation ». Normal : l’une des façons d’augmenter son efficacité et sa productivité, c’est de mobiliser ses troupes autour d’objectifs auxquels il leur est demandé d’adhérer avec fierté, confiance et enthousiasme. On rassemble tout le monde, on livre sa vision, on présente sa stratégie, on fait appel au travail d’équipe, etc.

    Si l’approche est assurément la bonne, souvent ça coince. Pourquoi? Parce que le dirigeant a oublié deux choses :

    1. Les relations interpersonnelles sont basées non pas sur le monologue, mais sur le dialogue;
    2. La personne qui parle et celle qui écoute ayant deux personnalités différentes, la façon de transmettre un message doit tenir compte de la réaction prévisible de celle qui le reçoit.

    C’est ici que le « connais-toi toi-même » du vieil Aristote refait surface : briller en communication, c’est connaître sa propre personnalité pour anticiper la façon dont le message sera reçu par toute personne dont la personnalité est différente. Un exemple? Un dirigeant à la personnalité extravertie s’adresse à un groupe composé de personnes majoritairement introverties. Il interprète leur silence comme étant un manque d’intérêt ou comme une fin de non-recevoir. Il y aura inutilement des tensions… Pourtant, le groupe y adhérerait plus facilement si le dirigeant adaptait le rythme de sa communication à celui des personnalités plus introverties. Ces derniers privilégient la réflexion et ceci exige du temps.

    Pour transformer les différences en convergences, pour que l’expérience-employé soit un facteur de fidélité et de mobilisation, le dirigeant doit apprendre à transformer les différences interpersonnelles en forces pour l’organisation.

    Souvent témoin des lacunes rencontrées à ce sujet, j’en ai fait le sujet de l’une de mes formations, Une formation forcément efficace, puisque j’applique « à moi-même » ce que j’enseigne : je tiens compte à la fois de ma personnalité et de celles des personnes à qui je m’adresse. Alors non, je ne suis pas le cordonnier mal chaussé.

    Laisser un commentaire

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

    Protected by WP Anti Spam